Collectif contre UNITECH : "Le projet UNITECH au point mort"

 

 

Tel fut le sujet de l'interview du directeur d'Unitech, Jacques GRISOT, par Puissance Télévision en fin de semaine dernière.

 

Les éléments de réponse qu'il a formulés ne manquent pas de faire réagir, tant le PDG fait le tri dans les informations qu'il divulgue. Le COLLECTIF contre UNITECH apporte des précisions essentielles afin de lever certains doutes :

 

A ce jour : Unitech est à l’arrêt, bloqué tant par des prises de position politiques que par des procédures juridiques.

 

Pour le directeur d'Unitech, les "revirements de situation du Conseil Départemental sont anecdotiques" et les "considérations politiques et électorales ne l'intéressent pas". Pourtant, c'est bel et bien au lendemain de l'avis défavorable du Conseil Départemental que le directeur avait annoncé que "toutes les options étaient sur la table". L’industriel en ayant "assez que des limites soient ainsi franchies" (voir article du JHM du 26/09/2020). Unitech n'aura pas pu compter sur le soutien qu'il espérait des acteurs locaux et en particulier des élus, dans un territoire qu'il pensait probablement déminé par le projet Cigéo.

 

UNITECH sera bloqué sur le long terme !

 

Au-delà des blocages de nature politique qui n’empêchent pas, cependant, le processus du projet sur le plan administratif, Unitech fait face à différents recours juridiques qui constituent des freins à long terme jusqu’à une possible annulation de l’autorisation d’exploitation. Jacques GRISOT se dit confiant sur le plan juridique mais une fois encore la réalité n'est pas celle qu'il raconte. Nous lui suggérons de ravaler son excès de confiance et son arrogance.

 

Alors que Mr GRISOT parle de 3 recours gagnés, la réalité est tout autre :

 

Les recours perdus sont en fait des référés suspension contre le permis de construire et contre l'autorisation environnementale. Il s’agit de procédures juridiques d'urgence lancées  par des organisations environnementales nationales et locales qui craignaient légitimement que les travaux commencent. En l’absence de tout début de travaux, ces référés ont été jugés sans fondement. Rien d’anormal ni d’inquiétant.En revanche, les recours sur le fond courent toujours et sont loin d’être gagnés : un contre le permis de construire, deux contre l'autorisation environnementale. Ils sont portés par différents requérants dont le COLLECTIF contre UNITECH. Aucune date d'audience n'a été fixée à ce jour pour chacun de ces recours.

 

Jacques GRISOT mentionne un recours annulé par ordonnance du tribunal. Il s'agit du recours déposé par la mairie de Joinville, le troisième contre l'autorisation environnementale d'Unitech. Il est important de préciser que le recours de la commune a été rejeté au motif qu'elle ne serait pas concernée par les rejets d’Unitech alors même qu'elle faisait partie du périmètre de l'enquête publique. La commune a depuis fait appel de cette décision.

 

Toutes ces procédures devant les tribunaux sont longues, mais l’opposition est tenace, endurante et organisée. Elle a le soutien d’une grande partie de la population et de nombreux élus.

 

Le directeur d'Unitech "privilégie la possibilité de s'implanter en Haute-Marne [à celle de s'implanter ailleurs] et ce le plus rapidement possible" mais veut être sûr que "cette implantation soit saine et sereine dans le temps".

 

Le directeur se voile-t-il la face ou est-il en plein pêché d'orgueil ?

 

Pour une implantation « saine », il faudra qu’il fasse la preuve de l’innocuité de son projet face à des arguments techniques et scientifiques qui démontrent le contraire. Quant à la sérénité, elle ne peut être qu’un vœu pieux car rien ne pourra effacer trois ans de lutte acharnée.

 

Jamais en Haute-Marne un projet n'a rencontré autant d'hostilité !

 

 

 

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